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Archive for janvier 2017

Première abolition de l'esclavage en février 1794

Le 4 février 1794, la Convention Nationale en France décrétait l’abolition de l’esclavage. Cette mesure concernait bien évidemment toutes les colonies française dont l’Isle de France. Lorsque la nouvelle du décret d’abolition parvint dans l’île, l’Assemblée Coloniale le rejeta aussitôt. » Lire la suite

Comment un cambriolage ternit la réputation de la communauté chinoise

En décembre 1846, un audacieux cambriolage fut perpétré à la Banque Commerciale de Port-Louis. L’équivalent de 4 000 livres sterling furent emportées. Les soupçons se portèrent sur des Chinois récemment arrivés dans l’île. » Lire la suite

Les Hakkas et la nouvelle vague d’immigration chinoise dans l’île Maurice du 19e siècle

Lorsque les Britanniques prirent possession de Maurice en 1810, le gouverneur Robert Farquhar voulut donner une certaine impulsion à l’immigration chinoise. La plupart de ces immigrés venaient chercher fortune dans l’île, principalement dans le commerce. Le nombre de Chinois grandissait donc et le commerce leur réussissait bien. » Lire la suite

Les Hakkas et la nouvelle vague d’immigration chinoise dans l’île Maurice du 19e siècle

Lorsque les Britanniques prirent possession de Maurice en 1810, le gouverneur Robert Farquhar voulut donner une certaine impulsion à l’immigration chinoise. La plupart de ces immigrés venaient chercher fortune dans l’île, principalement dans le commerce. Le nombre de Chinois grandissait donc et le commerce leur réussissait bien. Selon les estimations, il y eut quelque 400 immigrants en provenance de Chine entre 1833 et 1846, provenant principalement des provinces de Fukien et Canton.

Cependant, à partir de la deuxième moitié du 19e siècle, l’immigration chinoise à Maurice changea d’origine avec l’arrivée de contingents de Hakkas. La plupart de ces nouveaux arrivants voulaient probablement échapper à la répression en Chine contre la révolte des Taiping. Ce soulèvement majeur eut lieu dans le sud, puis le centre de la Chine, entre 1851 et 1864. La figure emblématique de cette révolte était le chef des Taiping, Hong Xiuquan, un Hakka originaire de la classe sociale paysanne. Mais les querelles internes eurent raison du royaume des Taiping et la révolte fut finalement écrasée en 1864 par les troupes impériales avec l’appui des Occidentaux, principalement la France et le Royaume-Uni.

Il est difficile de déterminer avec précision le nombre exact de ces nouveaux arrivants, dans le flot quasi permanent d’immigration en provenance d’Asie. Les registres d’arrivées à Port-Louis ne mentionnaient souvent qu’un prénom, ce qui était insuffisant pour identifier l’origine et distinguer un Cantonais d’un Hakka.

Des recherches entreprises par certaines familles furent cependant plus fructueuses. De telles informations révélèrent notamment qu’en juillet 1860, sept Hakkas débarquèrent du navire Ville de Paris, en provenance de Singapour. Ils se nommaient Chan Heyou, Tan Chow, Chan See, Ong Hassan, Le Bow, Chan Buck, and Chin Ton et étaient âgés entre 31 et 40 ans. Un autre Hakka, un dénommé Lee Ah Van, originaire de Meizhou dans la province de Guangdong, débarqua lui aussi peu de temps après. Ils sont tous généralement considérés comme les pionniers de l’immigration hakka à Maurice qui ne démarra vraiment qu’à partir de 1875.

Avant même son arrivée, le migrant chinois, hakka ou cantonais, faisait généralement partie d’un réseau et pouvait compter sur la présence d’un proche déjà installé dans la colonie. Cela facilitait son installation, plus particulièrement s’il voulait faire l’acquisition de marchandises pour lancer son commerce.

Mais les rivalités existaient aussi, ce qui pouvait provoquer des rixes, parfois sanglantes, entre groupes rivaux. Les commerçants déjà implantés, regroupés sous la tutelle d’un chef de clan, eurent de plus en plus de mal à se faire respecter par les nouveaux arrivants. A la suite de querelles violentes, les autorités procédèrent à l’expulsion de migrants qui se rendirent coupables de voies de faits. Tant et si bien que l’immigration chinoise fut de plus en plus contrôlée et seuls furent acceptés ceux qui présentaient un bon profil. C’est ainsi que ces restrictions, ajoutées aux épidémies qui frappèrent la population durant la deuxième moitié du 19e siècle, ne permirent pas à la communauté chinoise de s’agrandir de façon susbtantielle.

Mais l’expansion de l’industrie sucrière et la venue de milliers de travailleurs indiens installés dans les nombreux camps sucriers, provoqua de profonds changements dans le pays socio-économique de la colonie. On assista alors à l’émergence d’un nouveau marché pour la vente de commodités de base dans les régions rurales.

Ce sont les immigrants chinois qui furent les premiers à saisir l’opportunité. Et parmi eux, les Hakkas récemment installés, qui arrivaient difficilement à se faire une place parmi les nombreux commerces de la capitale.

Les boutiques chinoises des zones rurales et côtières étaient généralement constuites au centre d’une propriété sucriere. D’une superficie réduite de moins de 70m2, la boutique était en bois, recouverte de tôle et pouvant facilement être agrandie en fonction des besoins. Le tenancier était généralement locataire de l’espace qui appartenait à la propriété. Il avait à son service un commis et chaque nouvel employé était d’abord affecté à la préparation des repas pour les autres employés avant de pouvoir servir la clientèle. Le commis, bras droit du tenancier, se chargeait des comptes et des commandes. Lorsqu’un commis voulait se mettre à son compte, le tenancier devait se porter garant pour lui, auprès des grossistes fournisseurs de marchandises.

C’est ainsi que les commerçants hakkas s’implantèrent aux quatres coins de l’île, souvent provenant des mêmes clans. On peut citer le cas du clan des Lee, qui s’installa d’abord dans le district de Rivière Noire à partir de 1875, puis dans celui de Savanne en 1880 avec notamment le village de Chemin Grenier, de Grand Port, sur les propriétés de St Hubert, Mon Désert et Riche-en-Eau entre 1884 and 1899, ensuite de Sans Souci à Moka en 1894 et à Curepipe la même année et enfin en 1897 à Flacq.

En 1901 la population d’origine chinoise résidant sur les propriétés sucrières s’élevait à seulement 173 personnes. Il y en avait 7 dans le district de Rivière Noire, 16 dans celui de Moka, 17 dans celui de Savanne, 17 également à Pamplemousses, 21 à Flacq et le même nombre dans les Plaines Wilhems, 29 à Grand Port et 45 dans le district de Rivière du Rempart.

Ce nombre peut paraitre peu élevé, il n’empêche que la boutique chinoise était le centre névralgique des zones rurales dans l’île Maurice du début du 20e siècle et que les commerçants hakkas, avec le système de crédit qu’ils avaient introduit, représentaient souvent le seul espoir de survie pour des familles entières de laboureurs en manque cruel de liquidités.

Sources: Abacus and Mah Jong, Sino-Mauritian Settlement and Economic Consolidation de Marina Carter et James Ng Foong Kwong

William Newton et John Pope Hennessy, précurseurs de la démocratie mauricienne

Le plus populaire des Gouverneurs britanniques de Maurice et le plus brillant avocat du barreau mauricien entreprirent d’instaurer la première démocratie à Maurice. Leurs idées et leurs actions permirent l’ouverture du système électoral non plus aux seuls officiers anglais, mais aussi aux colons et aux autres possédants, dont des indo-mauriciens. » Lire la suite

Colonialisme, un principe vieux comme le monde par Thierry Chateau

Il y a 300 ans la prise de possession de Maurice par les Français lançait le processus de colonisation de l’île qui ne put décoller sous les Hollandais. Un processus qui entraîna le développement de l’île au prix de grands sacrifices humains, avec notamment l’introduction de l’esclavage.

Le principe de colonisation est aussi ancien que le monde. Les Grecs, les Romains furent de grands colonisateurs qui parcoururent l’Ancien Monde en tentant de s’y implanter. La migration est, en fait, le propre de l’homme, depuis les débuts de l’humanité. Elle est l’action suivant laquelle les groupes se répandent à travers la planète. C’est ce qui a provoqué, facilité, l’évolution, l’émergence de peuplades différentes.

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L’épopée de la population dite de « Couleur » de Maurice, par Benjamin Moutou - 3e et dernière partie

3e et dernière partie de l’épopée de la population dite de « Couleur » de Maurice, par Benjamin Moutou. » Lire la suite

Baudelaire aurait séjourné à Cressonville

En septembre 1841, le jeune Charles Baudelaire, débarque à Port-Louis, en route pour les Indes. Son beau-père, le général Aupick, avait décidé de l’envoyer aux Indes pour l’arracher à la délétère influence de la vie parisienne. Le jeune poète, encore inconnu, débarque du Paquebot des Mers du sud qui relâche pendant deux semaines dans l’île. » Lire la suite