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Archive for avril 2018

Trou-aux-Biches: premier village hôtel de Maurice

Village situé sur le littoral nord, entre Pointe-aux-Piments et Pointe-aux-Canonniers, Trou-aux-Biches est l’une des stations balnéaires les plus prisées de Maurice. Elle abrite le premier grand hôtel de plage construit dans l’île, au moment où l’industrie touristique prenait son envol.

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L’Aapravasi Ghat et le riche passé de Port-Louis

Dans le cadre de la Journée internationale des monuments et des sites, Histoire(s) Mauricienne(s) vous invite à mieux connaître les sites et monuments du patrimoine mauricien, et notamment l’un de ses joyaux, l’Aapravasi Ghat. Ce site est ouvert au public les samedi 21 et dimanche 22 avril 2018, de 9 heures à 16 heures.

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La Place d’Armes: place des grands hommes … et une femme

Joyau du patrimoine mauricien, la Place d’Armes qui s’étend de l’Hôtel du Gouvernement jusqu’au front de mer de Port-Louis est probablement le lieu le plus symbolique de Maurice. Egalement connue comme Place Sookdeo Bissoondoyal, on peut y retrouve les statues de quelques uns des grands personnages qui ont forgé, de près ou de loin, la longue et riche histoire de l’île ainsi que certains bâtiments qui témoignent de sa riche histoire. En marge de la journée internationale des monuments et sites intéressons nous plus particulièrement à ceux qui sont classés au patrimoine national.

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Port-Louis, histoire d’une capitale

Un ouvrage colossal sur l’histoire de Port-Louis est désormais disponible dans les librairies. Il s’agit de Port-Louis, histoire d’une capitale, signé Jean Marie Chelin, chercheur et auteur très connu, qui a déjà plusieurs ouvrages historiques à son actif.

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Pamplemousses : premier jardin tropical au monde

Certains disent que le nom du pamplemousse aurait des origines hollandaises, d’autres disent qu’il viendrait plutôt du tamoul. Les puristes persistent même à dire que le mot est féminin et que l’on dit “une pamplemousse” …

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Quand l’histoire remet Maurice sur les rails – 1ère partie

On reconstruit ce qu’on a détruit… S’étendant sur plus de 26 km, Métro Express reliera Port-Louis à Rose Hill à partir de septembre 2019, puis la ligne s’étendra jusqu’à Curepipe en 2021. Il devrait transporter, selon les estimations, 50 000 à 60 000 passagers sur les 200 000 qui fréquentent régulièrement le corridor Port-Louis/Curepipe.

Nécessitant des investissement de Rs 18,8 milliards, le métro léger, avec des structures sur pilotis sur une partie du réseau et des gares surélevées par endroits, devrait radicalement changer le système des transports et bouleverser le paysage urbain mauricien. Mais ce que l’on oublie c’est que l’histoire se répète. En effet, pendant cent ans, Maurice a disposé d’un important réseau de chemin de fer reliant le Nord au Sud, l’Est à l’Ouest. Ce réseau, démantelé en 1964, n’avait jamais complètement disparu puisque le métro léger emprunte aujourd’hui le tracé de l’ancien chemin de fer. La roue tourne et le train prend aujourd’hui la forme d’un métro pour renaître de ses cendres.

L’histoire commence en 1845, lorsque des investisseurs lancent l’idée de créer une compagnie de chemin de fer, la Mauritius Railways Company. Ils lancent un appel à l’actionnariat. Mais le gouvernement colonial est réticent. Entretemps, sur la propriété sucrière de Beau-Vallon, une petite ligne intérieure relie les plantations au moulin, pour le transport des cannes.

A cette époque il y avait plus de 200 sucreries à Maurice. Avec une production sucrière accrue, le transport du sucre était devenu problématique. Les plantations, éparpillées à travers l’île, dépendaient d’un réseau de transport constitué de charrettes tirées par des chevaux et des ânes le long de sentiers cahoteux. Le sucre était aussi transporté en pirogues qui remontaient le long des côtes. Mais la durée du trajet de ces petits côtiers pouvait varier de 6 heures à plusieurs jours, dépendant des conditions météorologiques

Durant l’occupation française, le trafic de passagers et de marchandises se faisait principalement de Port-Louis vers Pamplemousses et Moka, puis Flacq et Grand-Port. Pour se rendre dans les régions plus éloignées, on prenait souvent la mer. Sinon, les habitants se déplaçaient à cheval, en calèche ou à pied. On utilisait beaucoup les porteurs. Dans son Voyage à l’Isle de France, qu’il entreprit entre 1768 et 1770, l’écrivain Bernardin de St Pierre donne de précieuses indications sur la situation des transports dans la colonie. “L’âne serait l’animal le plus utile parce qu’il soulagerait le Noir dans ses travaux : on fait tout porter sur la tête des esclaves qui s’en trouvent accablés”, écrit-il, dans une description sans concession…

Lorsque les Anglais s’installèrent, la situation changea et les transports prirent un nouveau virage, avec la construction de la route reliant Port-Louis à Mahébourg, à partir de 1825 et l’utilisation des diligences. Puis, des épidémies successives de choléra et de malaria, en 1854 puis en 1865 et 1868, affectant toute l’île mais plus particulièrement Port-Louis, provoquèrent un exode vers les plateau, où le climat était plus frais. L’entrée en service des premiers trains allait être le catalyseur du déplacement de ces populations et de l’émergence de nouvelles villes comme Quatre-Bornes, Curepipe où  Vacoas, dans la deuxième moitié du 19e siècle. Mais c’est surtout le développement de l’industrie sucrière qui pesa de tout son poids dans la décision du gouvernement colonial d’introduire le chemin de fer.

Au milieu du 19e siècle, les nouvelles usines sucrières utilisaient des équipements qui ne pouvaient pas toujours être transportés par des animaux de trait, de Port-Louis vers les quatre coins de l’île, sur des routes accidentées. La Chambre d’Agriculture fit une requête auprès de l’administration coloniale au début des années 1860. Celle-ci accepta finalement de créer la Mauritius Government Railways, une compagnie de chemin de fer appartenant au gouvernement. John Longridge, un expert britannique, se lança dans une étude sur le terrain qui dura de juillet 1858 à février 1859. A l’issue de ses travaux, il fut décidé de créer, dans un premier temps, une ligne du Nord et une ligne du Centre, toutes deux partant de Port-Louis, le tout pour un coût total d’un million de livres…

La première ligne, partant de Port-Louis en direction de Mapou, au nord, fut officiellement inaugurée en mai 1864. Puis, au mois d’octobre suivant, une autre ligne vit le jour, allant de la capitale vers Mahébourg. Des extensions furent créées par la suite, vers Rose-Belle et Souillac, puis une ligne ouest-est, menant de Rose-Hill à Bel-Air, fut inaugurée en novembre 1880. Enfin, une ligne Port-Louis-Tamarin fut opérationnelle à partir d’août 1904.

Entre-temps, les premières automobiles avaient fait leur apparition, dès le début du 20e siècle, suivies des camions et des autobus. Lentement mais sûrement, les animaux de trait (chevaux, poneys, ânes et boeufs) qui avaient fait les beaux jours des transports au 19e siècle, devaient disparaître du paysage, d’autant plus qu’une épidémie de surra décima le chetpel. Mais, si le transport par chemin de fer était devenu incontournable dans le paysage mauricien du 20e siècle, le nombre d’automobiles, puis d’autobus, allait prendre une pente ascendante, au point de concurrencer, au fil des années, le voyage par train.

(A suivre)

 

Port-Louis au 20e siècle : Première guerre mondiale et difficultés économiques

Histoire(s) Mauricienne(s), en collaboration avec la Mauritius Ports Authority (MPA), vous raconte l’évolution du port de Port-Louis au 20e siècle. Une invitation à remonter l’histoire.

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