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Histoires Mauriciennes

Port-Louis : base de la Compagnie des Indes et étape pour les explorations vers l’Est

Illustration : collection Jean Marie Chelin

Histoire(s) Mauricienne(s), en collaboration avec la Mauritius Ports Authority (MPA), vous raconte l’évolution du port de Port-Louis, depuis les origines jusqu’à la fin du 20e siècle. Une invitation à parcourir 400 ans d’histoire en douze chapitres mensuels. Au milieu du 18e siècle, Port-Louis était devenu le refuge des voyageurs épuisés par les traversées entre l’Europe et les Indes… » Lire la suite

La représentation du peuple dans la vie politique mauricienne depuis le début de la colonisation française jusqu’aux années précédant l’indépendance - 1e partie (18e et 19e siècles)

La volonté de participer aux décisions administratives de la colonie fut avant tout motivée par le besoin, chez les colons, de défendre leurs biens et propriétés, au temps de l’Isle de France mais aussi durant la majeure partie du 19e siècle, jusqu’à ce qu’un mouvement réformiste démocratique ne prenne forme et ne se fasse entendre.

De 1721 à 1723, l’île fut considérée comme une dépendance de sa voisine Bourbon. Les lettres patentes de 1723 établirent un conseil provincial a l’Isle de France, composé du gouverneur, du procureur, d’un greffier et de directeurs de la Compagnie des Indes mais qui étaient rarement présents.

Ce n’est qu’en 1764, à un moment où la Compagnie perdait de son aura et où l’île était en proie à la disette, que le gouverneur autorisa les habitants à élire deux représentants qui iraient se plaindre de leurs misères en France, le comte de Maudave et M. Pitois. Ils peuvent être considérés comme les premiers représentants du people, bien que ce terme n’ait pas encore toute sa plénitude démocratique, à une époque où le paternalisme, le despotisme étaient des modèles de gouvernement et où l’économie de plantation était base sur l’esclavagisme.

C’est sous la Révolution française que les choses commencèrent à évoluer. Lorsque les colons apprirent qu’en France les citoyens avaient obtenu le droit de s’assembler pour délibérer des affaires publiques, ils voulurent en faire de même et en obtinrent le droit en avril 1790. Mais l’opposition entre le gouverneur et les assemblées nouvellement crées fut tellement virulente que l’île faillit, un moment basculer dans la guerre civile.

C’est finalement la création de l’Assemblée coloniale en avril 1791, légalisée par un édit du roi et qui était une charte pour les colonies, qui constitua le premier pas d’une démocratie participative. Les organisations administratives (municipalités mais aussi tribunal de commerce, cour d’appel ainsi que liste électorale) furent copiées sur le modèle de la métropole et une constitution fut adoptée. Ce fut la première période de liberté politique de l’Isle de France…

L’Assemblée coloniale, présidée par le gouverneur, était composée de 24 membres élus pour deux ans et avait le pouvoir de faire des ordonnances et des règlements. Mais seuls les hommes de 25 ans, propriétaires fonciers, contribuables et domiciliés dans la colonie depuis quatre ans qui y étaient éligibles. Mais, fait notable, durant toute la période que fut active l’Assemblée coloniale, elle ne représentait qu’un sixième de la population, celle dite libre, excluant la masse des esclaves. Quant aux Noirs libres un décret leur promettait une participation future, s’ils montraient les qualités requises…

Le régime des Assemblées coloniales dura jusqu’en 1803, à l’arrivée du général Decaen. Le nouveau gouverneur avait reçu l’ordre de la dissoudre et de reprendre le contrôle de l’île. Les colons perdaient ainsi leur pouvoir politique.

Lorsque les Anglais s’emparèrent de Maurice en 1810, la seule concession politique que le gouverneur Farquhar fit aux habitants de l’île fut de ne pas changer les lois, les coutumes, l’organisation de la justice, de la police et le droit de propriété.

Mais Farquhar étant un homme de dialogue, il accepta de consulter régulièrement les notables et finit par accéder à leur demande de mettre en place un conseil de communes en 1817, uniquement sur une base consultative.

Les gouverneurs qui succédèrent à Farquhar n’eurent pas de bonnes relations avec les conseillers dont Thomi Pitot, un colon à la forte personnalité. Tant et si bien que les conseils de district furent abolis en 1821 au moment où les colons proposèrent vainement une nouvelle constitution pour la colonie (après celle de 1791). Le système administratif britannique restait finalement aussi autoritaire que celui de l’administration Decaen.

En 1821, Adrien d’Epinay, qui peut être considéré comme le premier grand leader politique mauricien, se fit le héraut des colons qui réclamaient une plus grande participation aux affaires de la colonie. Il se rendit en Angleterre pour présenter leurs doléances au secrétaire d’État. D’Épinay obtint finalement la création d’un conseil législatif en 1825, présidé par le gouverneur. Mais celui-ci restait uniquement consultatif. Le gouvernement était en effet réticent à accorder aux colons une représentation élargie à cause de leur opposition à l’abolition de l’esclavage à laquelle la Grande-Bretagne était largement favorable.

La constitution du conseil législatif, malgré les profonds changements démographiques qui succédèrent à l’abolition de l’esclavage en 1835, ne connut aucun changement en 50 ans. Le conseil fut progressivement sous le contrôle de quelques colons influents qui ne firent que défendre leurs intérêts personnels. La vie politique ne connut aucune avancée majeure, malgré la montée en puissance d’une population de couleur décidée à faire valoir ses droits. L’immense majorité de la population restait complètement en dehors de la vie politique et des prises de decision.

En 1850, le secrétaire d’État consentit à accorder une charte municipale à la ville de Port-Louis, ce qui constitua un pas vers une participation des habitants au gouvernement. Mais c’est sous l’administration du gouverneur John Pope Hennessy que les premiers frémissements démocratiques de Maurice, se firent sentir.

Arrivé le 1er juin 1883 sur l’île, Pope Hennessy entrepris de mauricianiser l’administration locale en réduisant les pouvoirs des officiels anglais, en nommant des Mauriciens à des positions de responsabilité et en proposant une nouvelle constitution basée sur le principe « Maurice pour les mauriciens ». C’est donc tout naturellement qu’il se rapprocha de l’avocat mauricien William Newton, chef du mouvement réformiste qui réclamait une participation plus directe des colons à l’administration de leurs affaires.

Le projet de nouvelle Constitution créa pas mal de remous dans la colonie, mettant en opposition ceux qui étaient en faveur de la réforme, dirigés par William Newton lui-même et Virgile Naz et les anti-réformistes, sous la férule de Célicourt Antelme, jaloux de leurs prérogatives.

En introduisant un droit de vote basé sur des qualifications moins élevées, Pope Hennessy voulait aussi donner le droit de vote aux notables indo- et sino-mauriciens. Le gouverneur s’attira les foudres de ses adversaires dans la colonie, qui lui reprochèrent de desservir les intérêts de l’Angleterre, mais le Colonial Office, était favorable à son projet.

Le 20 octobre 1885 la nouvelle constitution vit le jour, donnant la possibilité aux électeurs de faire le choix des députés qui allaient siéger au conseil législatif. Cependant, le cens électoral de cette constitution était restreint. Il n’octroyait pas à toute la population adulte le droit de vote. Seuls les propriétaires d’un immeuble valant Rs 3 000 ou ceux recevant un salaire mensuel de Rs 50 étaient considérés comme électeurs. Sur une population de 360 000 habitants, seulement 4 000, tous des hommes, eurent le droit de vote.

La constitution de 1885 représentait le premier pas majeur vers une participation des habitants aux affaires publiques, mais elle entraina également la création de multiples alliances et groupements politiques, déclenchant dans leur sillage des tensions et des rivalités qui mirent en péril les relations sociales et provoquèrent des confrontations entre les différents groupes ethniques. La route vers la démocratie était encore longue…

(à suivre)

Sources : Les constitutions de l’île Maurice, par D. Napal, Mauritius Archives Publications

Août 1967: le Paille-en-queue prend son envol

Crédit photo : La Sentinelle Ltd.

En août 1967, Air Mauritius voit le jour. La compagnie d’aviation est créé par un homme de vision et de convictions, directeur de Rogers, pionnier du tourisme et héros de la Seconde guerre mondiale. « Amédée Maingard, une histoire mauricienne », film documentaire de Michel Vuillermet, dont la sortie est prévue fin 2017, retrace la vie d’un des plus grands Mauriciens de sa génération. » Lire la suite

Port-Louis à l’époque de Mahé de La Bourdonnais: aménagements et stratégie

Histoire(s) Mauricienne(s), en collaboration avec la Mauritius Ports Authority (MPA), vous raconte l’évolution du port de Port-Louis, depuis les origines jusqu’à la fin du 20e siècle. Une invitation à parcourir 400 ans d’histoire en douze chapitres mensuels.

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400 ans de créolité à l’île Maurice

Historiquement, le Créole est une personne née dans une société de plantation. Nous serions donc tous créoles… Comment les faits historiques ont modelé la société mauricienne au point d’en extraire sa créolité et d’en faire une catégorie à part…

Au départ est le Créole. Simon Van der Stel est le premier créole mauricien historique. Il est né sur le bateau l’amenant à l’île Maurice, où son père Adrian van der Stel fut gouverneur pour le compte de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales entre 1639 et 1645. Sa mère est Maria Lievens, d’origine malaise. Il grandit donc dans l’île et fut par la suite commandeur de la ville du Cap en 1679, puis le premier gouverneur de la colonie néerlandaise du Cap en Afrique du Sud. Il est considéré comme le fondateur de l’industrie viticole en Afrique du Sud. Stellenbosch, la deuxième ville coloniale d’Afrique du Sud, fut baptisée (« le bush de van der Stel ») en son honneur.

Créole : le terme vient de l’espagnol « criollo ». Il était utilisé dans les colonies d’Amérique latine et veut dire « né sur place ». Il désignait des personnes venues d’ailleurs mais qui se sont enracinées. Il a été repris dans les îles, pour ceux qui y sont nés, y sont venus de gré ou de force, qu’ils soient esclaves ou colons. Le dictionnaire français va même plus loin et affirme que le « créole » est une personne de famille européenne né dans les colonies.

De façon plus large, le Créole est une personne née dans une société de plantation, caractérisée par le système de l’esclavage. Le Créole comme le dit Alain Romaine, prêtre catholique et chercheur qui s’est penché sur l’histoire des descendants d’esclaves, est une « création ». Elle date de la découverte du Nouveau Monde, est issue du déplacement forcé de populations vers les îles. Le Créole mauricien, lui, est généralement une personne d’ascendance africaine ou un être métis de plusieurs composantes (européenne ou asiatique) et un Chrétien.

Les faits historiques ont modelé la société créole. L’occupation britannique d’abord, a re-modelé la société créole au début du 19e, puis l’immigration indienne à la moitié du 19e. De nouvelles références ont émergé. La société créole s’est scindée, les revendications d’appartenance se sont intensifiées, qui à l’Europe (et la France), qui à l’Afrique, rarement à l’Inde. Il y aurait eu un « recul », un rapport à l’ancestralité plus prononcé plus parcellisé. Voire un repli identitaire. Du coup la definition créole s’en est trouvée tronquée, abandonnée (des Blancs surtout) aux descendants d’esclaves.

Le Créole depuis plusieurs décennies s’est retrouvé parqué dans une catégorie fourre-tout créée sous l’administration britannique, dite population générale. Elle réunit les Franco-mauriciens et les Créoles c’est à dire les mulâtres et les descendants d’esclaves, ainsi que d’autres métis d’origine indienne, chinoise. »Les critères religieux, ethniques et culturels mélangés ne constituent pas en soi des catégories de division comparables ». C’est le constat de l’anthropologue suisse Sandra Carmignani. Elle qualifie même cette catégorisation de population générale de floue, d’arbitraire…

L’institutionnalisation de la fracture socio-ethnique est l’oeuvre de l’administration britannique qui a entériné l’identité culturelle et religieuse d’une partie de la population et a créé cette catégorie fourre-tout baptisée population générale. Où est passé le Créole? Pourquoi ne pas avoir utilisé aussi cette classification? La réponse fait désormais partie de l’histoire…

Qu’est ce alors que la créolité ? La definition est devenue insaisissable, elle reste en mouvement. On caractérise le Créole par rapport aux circonstances dans lesquelles il se retrouve dans son milieu, aux relations concrètes qu’il entretient avec ceux qui l’unissent à ce ou ces milieux, aux rapports qu’il a aux autres, à ses actions. Le groupe des Euro Créoles est le plus ancien le plus actif avec, dans certains cas, des racines qui remontent au 18e siècle. Il y avait un sujet créole bien avant qu’il n’y ait une langue créole. Ses synonymes sont mulâtre, métis, ilien.

D’après Robert Chaudenson, universitaire réunionnais spécialiste de la question, il existe deux grands types de Créoles de par le monde (…) « Dans les territoires où la cohabitation de populations d’origines différentes a plus ou moins échoué, est Créole celui qui répond à des critères ethniques bien spécifiques, généralement du fait de sa naissance. (…) Dans les territoires où la cohabitation de populations d’origines différentes a plus ou moins réussi, est Créole toute personne originaire du territoire qui ne correspond pas forcément aux critères qui pourraient le faire entrer à coup sûr au sein des groupes plus précis, notamment du fait du métissage. On y est donc Créole par défaut ». Pour le poète et linguiste Dev Virahsawmy (…) le concept créole est à branches multiples: Afro-kreol, Euro-kreol, Endo-kreol endou, Endo-kreol mizilman, Endo-kreol kretien, Sino-kreol kretien.

(…) Le jeu ethnicisant et multiculturel entretenu par l’Etat mauricien et par les lobbyistes fait la promotion d’une créolité ayant un lien unique à l’Afrique, ce qui a pour effet d’évacuer l’héritage créole, métis. C’est toute la frange de la descendance africaine directe qui prend ainsi le relai pour dire ses souffrances et prône un retour aux racines, dans une démarche de revendication d’appartenance ancestrale plus que dans un esprit d’affirmation identitaire. Mais cette démarche repousse vers la marge tous les autres Créoles.

Certes, le rapport à l’héritage africain a trop longtemps été ignoré. Le retour à l’ancestralité des Afro-créoles permet de rétablir un équilibre, il n’est pas une fin en soi. Le linguiste antillais Jean Bernabé le dit : les esclaves ont mis du temps avant de se définir comme Créoles. D’ailleurs au départ, ils réfutaient le terme, un peu comme les Blancs le réfutèrent plus tard… et les Indos à leur tour. Le capital ancestral des Créoles n’est pas assez étoffé, comparé à tout ce qu’ont vécu les esclaves.

En revanche, l’histoire du créole, elle, est riche et il ne s’agit pas de la sous-estimer ou de l’ignorer, faisant ainsi des Créoles des êtres sans racines. Il y aurait un manque par rapport aux autres groupes dont le capital ancestral est plus fort alors que celui des descendants d’africains est au moins aussi riche, sinon plus…

Les Créoles extrémistes, c’est à dire ceux qui se situent a une extrémité de la créolité, en général celle qui descend des Africains, a peur de voir se diluer son identité. C’est ainsi que l’on a assisté, par exemple, à l’émergence du rastafarisme qui se combine avec la descendance du marronage, phénomène nouveau avec les associations et la sacralisation de la montagne du Morne (qui aurait très vraisemblablement abrité jadis des esclaves en fuite et qui est devenu patrimoine mondial de l’UNESCO).

L’énonciation du concept « malaise créole », en 1994, a permis une prise de conscience. Elle est intervenue d’abord dans un contexte catholique, puisque le paternalisme catholique a influencé la prise de conscience identitaire, de façon dogmatique et que le créole n’était pas reconnu au sein de l’Eglise. Ce cri du coeur a par la suite rejailli sur l’ensemble de la société forçant l’oligarchie et la hiérarchie catholique à reconnaître que le Créole, quel qu’il soit, peut apporter beaucoup à la société.

(…) Le peuple créole n’est ni Africain, ni Asiatique, ni Européen, mais tout cela à la fois. « Il est une vision du monde qui articule les cultures dans un incessant dialogue », risque Jean Bernabé. Mais il est surtout un peuple à origines multiples et pas seulement celles des Nègres de Césaire, mais aussi celles de la Malbaraise de Baudelaire. Il n’est pas que ceci ou cela, mais il est un ensemble, c’est cela sa richesse, cela qu’il faut magnifier (…)

Extraits de Citoyens du monde, les Mauriciens sont des gens comme les autres, de Thierry Chateau – Editions Osman Publishing
Illustrations: collection Jean Marie Chelin – collection l’express

Juillet 1964, drame de la mer à Poste Lafayette, par Michel Vuillermet

En juillet 1964, un funeste naufrage avait endeuillé Maurice et provoqué une immense émotion. Le journal Le Mauricien, après avoir dépêché reporters et photographes, en avait fait sa Une.

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La disparition programmée des salines de Maurice

Les marais salants de Maurice ne seront bientôt plus qu’un beau souvenir. Les salines de La Mivoie, à Tamarin sont à sec. Les bassins vides s’étendant sur plusieurs centaines de mètres carrés devraient laisser la place à un vaste projet immobilier.

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La dolce vita de Gerald Gopaul

Il a quitté son île natale au début des années 90, à l’âge de 12 ans. Accompagné de ses trois frères, Gerald Gopaul est parti rejoindre ses parents qui s’étaient installés à Rome, plusieurs années auparavant. La famille Gopaul, originaire de Bambous et Tamarin, a connu des moments difficiles avant de pouvoir tirer profit des avantages d’une émigration en Italie. » Lire la suite

Le Port Nord Ouest, escale privilégiée des navigateurs

Histoire(s) Mauricienne(s), en collaboration avec la Mauritius Ports Authority (MPA), vous raconte l’évolution du port de Port-Louis, depuis les origines jusqu’à la fin du 20e siècle. Une invitation à parcourir 400 ans d’histoire en douze chapitres mensuels.

Le site sur lequel se trouve la capitale de Maurice et qui abrite l’un des ports de commerce et de transbordement les plus actifs du sud-ouest de l’océan Indien a été découvert il y a plus de 400 ans par les navigateurs hollandais. Répertorié le 1er janvier 1606 sous le nom de Rade des Moluques, par l’amiral Cornelius Matelief de Jonge, il est finalement appelé Noord Wester Haven sur les premières cartes hollandaises de l’île.

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La Maison Surcouf, demeure du roi des corsaires

Il se fond dans la masse des vieux bâtiments portlouisiens comme si de rien n’était. Ce bel édifice d’un étage, situé en face de l’Hôtel de ville de Port Louis, à l’angle des rues de l’Intendance et Sir Seewoosagur Ramgoolam, abrite de vieilles boutiques au rez de chaussée et quelques études de notaires, au premier. Quoi de plus banal… Pourtant, il n’a rien d’ordinaire. Datant de la période comprise entre 1796 et 1800 il a été créé pour servir à la fois d’appartements et d’entrepôt. Appelé au départ La Renommée, il a appartenu à Robert Surcouf, le plus célèbre des corsaires bretons qui avait fait de Port-Louis son port d’attache.

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