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Comment un cambriolage ternit la réputation de la communauté chinoise

En décembre 1846, un audacieux cambriolage fut perpétré à la Banque Commerciale de Port-Louis. L’équivalent de 4 000 livres sterling fut emporté. Les soupçons se portèrent sur des Chinois récemment arrivés dans l’île.

Mais ce forfait jeta le discrédit sur la communauté chinoise dont les membres étaient pourtant déjà bien implantés et très actifs dans le commerce.

Les cambrioleurs s’étaient glissés sous le bâtiment en passant par le système d’évacuation d’eau. Ils avaient ensuite découpé le plancher sous la chambre forte et enlevé tout son contenu. L’argent, des pièces de roupies, était dans des sacs. Si les coffres étaient équipés de doubles portes, de détecteurs et autres systèmes de sécurité, leur point faible était leur fond qui n’était pas renforcé.

Devant la vague d’hostilité qui se propagea à travers les journaux à l’encontre de la communauté chinoise, Hahime, le Kapitan ou chef de clan, prit les choses en main. Ce commerçant respecté réitéra son allégeance au Gouvernement de sa Majesté et, surtout, promit aux autorités de retrouver les coupables et de les livrer à la police.

Après plusieurs mois de recherches, 13 hommes, tous chinois, furent interpellés puis traduit devant la cour de Port-Louis. En avril 1847, quatre d’entre eux furent reconnus coupables et condamnés à sept ans de travaux forcés.

Cette affaire eut des répercussions sur l’harmonie sociale dans la colonie. Les commerçants chinois endurèrent pendant longtemps l’opprobre de leurs concitoyens et étaient souvent traités de voleurs, sans raison apparente.

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