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Le tour de l’île Maurice en 14 sites religieux

14 nouveaux sites ont été classifiés au patrimoine national par le National Heritage Fund, depuis le début de 2016. Ce sont principalement des lieux de culte des différentes confessions religieuses de Maurice, mais aussi quelques monuments et un cimetière, répartis un peu partout à travers Maurice. En marge de la Journée Internationale des Monuments et Sites, Histoire(s) Mauricienne(s) vous convie à un tour de l’île du patrimoine qui nous mènera de Port-Louis vers le nord, puis l’est, le sud-est, le sud et l’ouest avant de terminer dans le centre, à Rose-Hill…

 

Six de ces sites se trouvant à Port-Louis et dans sa région, il est indiqué de commencer la visite par la capitale avec deux sites dont Histoire(s) Mauricienne(s) a déjà parlé. Il s’agit d’abord de la pagode Cohn Tai Biou aussi connue comme Kwan Tee, à la rue Kwan Tee, Les Salines. Elle a été construite en 1842 grâce à Ahime Choïsanne et elle est dédiée à Guan Di. L’autre site est la mosquée Al Aqsa, située à la rue Dr Hassen Sakir, Plaine Verte. Construite en 1805, puis détruite par un cyclone, elle a été reconstruite à partir de 1818.

La visite se poursuit dans la capitale par la cathédrale anglicane St. James, rue Poudrière. Au départ un entrepôt de munition durant l’occupation française, elle fut transformé en église à partir de 1813. Ré-amnégée en 1821, grâce aux bons offices du Révérend Alexander Denny, elle fut finalement consacrée le jour de Noël 1831. Toujours à la rue Poudrière se trouve l’église presbytérienne St Jean, érigée en 1840 grâce des souscriptions volontaires dont certaines provenaient d’Angleterre, de France et d’Afrique du Sud.

Autres sites d’intérêt à Port-Louis, le monument dédié à Maha Rana Pratab, un grand guerrier de Mewar dans le nord-ouest de l’Inde, se trouvant à Bell-Village et celui commémorant le centenaire de l’immigration indienne, érigé en décembre 1935 et situé à la rue Frère Felix De Valois. Enfin, à la sortie nord de Port-Louis, à la Route Des Pamplemousses, Sainte Croix, se trouve le Mitr Mandal Samaj, détruit par le cyclone Carrol en 1960 et reconstruit grâce à des dons de la communauté ravived.

Dans le nord, à Pamplemousses, se trouve l’église St François d’Assise, plus vieil édifice catholique de Maurice puisque sa première pierre fut posée du temps du gouverneur Maupin. Sa construction démarra finalement en avril 1742 et fut complétée en 1756. Un peu plus au nord, le temple Maheswarnath de Triolet est probablement l’un des édifices les plus célèbres de la religion hindoue à Maurice. Erigé sur les ruines d’une usine à sucre par des artisans du Tamil Nadu, il fut consacré en 1892.

Le parcours se poursuit vers l’est de l’île, en direction de Clémencia, dans le district de Flacq. Là s’élève le Aroul Migou Bala Dhandayuthami Swami Kovil, premier temple tamoul de Maurice. Construit entre 1856 et 1859 il abrita la première celebration du Cavadee qui eut lieu dans l’île.

En continuant vers le sud-est et sa belle route littorale, à la sortie de Mahébourg, a été érigé le Simadri Appanah Alayam. Situé précisément à Beau-Vallon, il date de 1925. Cette ancienne chapelle appartenait à la propriété sucrière de Beau-Vallon mais elle fut cédée à la communauté télégoue.

En passant par le sud, le parcours nous amène, à travers les villages de Souillac et Baie-du-Cap, dans le sud-ouest, auprès du village du Morne. Là se trouve un cimetière datant  de 1880 et se trouvant sur le site du patrimoine mondial de l’UNESCO. Selon des fouilles effectuées en 2010, les tombes seraient celles d’anciens esclaves. Il est préciseusement entretenu par Le Morne Heritage Trust Fund.

En remontant la côte ouest, on arrive, juste avant Flic-en-Flac, au village de Cascavelle où s’élève le Pandurang Kshetra Mandir, le plus ancien temple marathi de l’île. Constuit en 1902, il était d’abord en paille et en bois. Aujourd’hui en dur, il abrite des statues de divinités qui ont été spécialement importées d’Inde.

Enfin, ce périple au fil temps, au gré des religions et au coeur de l’île Maurice profonde, se termine à Rose-Hill, au centre. La petite ville grouillante abrite le dernier de nos monuments religieux à avoir obtenu, cette année, la classification au patrimoine national. Il s’agit de la chapelle St-Anne. Constuite en 1872, restaurée en 1971, elle perpétue la memoire des catholiques d’origine indienne venus durant la grande vague de migration du 19e siècle.

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