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Ces voyageurs qui firent la réputation de Port-Louis

Histoire(s) Mauricienne(s), en collaboration avec la Mauritius Ports Authority (MPA), met en lumière les personnages, petits et grands, qui ont joué un rôle dans le destin du port, au fil des siècles.

Au 19e siècle, le développement des transports et des voies de communication survenus avec la Révolution industrielle permit le développement des voyages. Les voyageurs n’étant plus animés par les impératifs de conquête, laissèrent libre cours à l’observation pure.

Sous l’administration britannique, Port-Louis continua de recevoir la visite de quelques étonnants voyageurs. Ainsi le naturaliste Charles Darwin, du 29 avril au 9 mai 1836, y fit relâche à bord du Beagle dans son voyage autour du monde. Il compare Maurice à quelque chose entre les Galapagos et Tahiti. Dix jours durant lesquels il va se promener rencontrer, souper, bref, faire du tourisme… avant l’heure !

Quelques années plus tard en septembre 1841, un certain Charles Baudelaire, débarqua à Port-Louis, en route pour les Indes. Le jeune poète, encore inconnu, voyageait à bord du Paquebot des Mers du sud qui relâcha pendant deux semaines dans l’île.

A Port-Louis, il y rencontra Adolphe Autard de Bragard, riche propriétaire terrien qui a une maison à la rue des Avocats (rue G. Guibert). Durant son séjour, Baudelaire sera fasciné par Mme Autard de Bragard, née Emelina Carcenac, à laquelle il va consacrer l’un de ses plus célèbres sonnets, A une dame créole

Joseph Conrad écrivain de langue anglaise majeur du 20e siècle séjourna, quant à lui, près de deux mois à Maurice, entre octobre et novembre 1888. A cette époque, il était encore un officier inconnu de la marine marchande britannique et portait le nom de Korzeniowski. De son séjour à l’île Maurice, Joseph Conrad n’a écrit qu’un seul texte : Un sourire de la fortune, histoire de port, une longue nouvelle où l’île est appelée  » perle de l’océan Indien « . Une jeune fille mauricienne aurait servi de modèle à l’héroïne de son roman…

Lorsque l’on flatte la beauté de Maurice, on a tendance à citer Mark Twain. Contrairement à ce que dit la légende, l’écrivain américain n’avait probablement pas une si haute opinion de Maurice et des Mauriciens. Il a publié en 1897 Following the Equator et il y parle assez rapidement de l’île où il a fait escale en provenance des Indes et en route pour Madagascar et l’Afrique.

Au chapitre 62 voici ce qu’il dit :  “ This is the only country in the world where the stranger is not asked “How do you like this place?” (…) From one citizen you gather the idea that Mauritius was made first, and then heaven; and that heaven was copied after Mauritius…”

Si Mark Twain fut plutôt sobre, d’autres voyageurs ne furent pas complaisants du tout… Ce fut le cas de Mohandas Karamchand Gandhi. Le Mahatma Gandhi a séjourné à Maurice de fin octobre à la mi-novembre 1901, en provenance d’Afrique du sud et en route vers l’Inde. Il voyageait à bord du vapeur Nowshera qui se rendait de Natal à Bombay. Il était accompagné de sa femme et de ses enfants. Gandhi fut horrifié des conditions déplorables dans lesquelles vivaient de nombreux laboureurs et des injustices dont les asiatiques en général, étaient victimes. Par la suite, il chargea Manilal Maganlal Doctor, jeune avocat indien et militant des droits civiques, de se rendre à Maurice pour venir en aide à cette communauté.

Durant la première moitié du 20e siècle, Maurice était reliée à l’Europe par des lignes maritimes régulières, via l’Egypte, l’Afrique de l’Est et Madagascar. Et elle était toujours une étape obligée sur la route des Indes et de l’Australie, notamment pour la famille royale britannique. Ainsi, en juin 1927, Albert (futur George VI) et Elizabeth (future Reine et Mère d’Elizabeth II), Duc et Duchesse d’York, s’arrêtèrent à Port-Louis sur le HMS Renown, en route pour l’Australie.

Mais les longs voyages par bateau allaient bientôt disparaître avec en septembre 1933 un premier vol inter-îles La Réunion-Maurice, puis en 1942, avec la création d’un aérodrome à Plaisance. Les premiers vols commerciaux furent introduits et avec eux un nouveau type de voyageur vit le jour: le touriste.

 

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